Silence, on tourne

15 juillet 2015 à 13:57 Publié par Fagot Antoine

Mai 2015, week-end à proximité de Grenoble, Philémon tourne son premier court-métrage professionnel !
192 ans, c’est l’âge cumulé de nos hôtes. En totale confiance, ils nous ont généreusement ouverts les portes de leur magnifique bâtisse. Nous avons découvert un lieu, une ambiance, un grenier encombré de souvenirs. Forts des anecdotes de nos hôtes, en ce lieu chargé d’histoire, ré-interpréter l’histoire de Philémon prenait tout son sens.

LES COULISSES DE L’HISTOIRE

Un casting de start’up : Faire appel à une agence de production, louer du matériel professionnel, recourir au services de stylistes et maquilleurs, mettre en place un casting pour trouver le meilleurs acteur, rédiger un scénario, un plan séquences ficelé et revisité par un directeur artistique.. Impossible ! Philémon n’a pas de moyens extensibles pour faire appel à des professionnels.  D’autant plus motivé, Philémon composera avec ses petits bras musclés. Avec quelques moyens techniques, un gros travail préparatoire, beaucoup de passion et de complicités, l’histoire de Philémon peut enfin être mise en scène.

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Séance maquillage, briefing de l’acteur, costumes… on va pouvoir tourner.

Le scénario, la genèse de la marque :

L’ancienne bâtisse familiale présage deux long jours de monotonie pour le jeune Antoine. Comme la plupart des enfants de son âge, il passe son temps sur ses jeux vidéos préférés. Les grands parents s’affairent dans la maison, Antoine est livré à lui-même, les yeux rivés sur sa Gameboy tout en dévorant les gâteaux préparés par Mamie.

L’assiette se vide, les piles de la Gameboy commencent à faiblir. A 10 ans, les idées ne manquent pas pour s’occuper. Par la force de l’imaginaire, la maison des grand-parents est propice à vivre un comte fantastique Chaque pièce est prétexte à énigme et nouvelle aventure. ” Le grenier c’est interdit ! ” insiste Papy. La tentation n’en est que plus forte, Antoine part en exploration…

Le grenier est poussiéreux, encombré d’objets abandonnés. Sous un vieux drap jauni, Antoine découvre une valise en cuir craquelé, patiné par le temps. Sur l’étiquette, à l’encre violette, sont calligraphiés un prénom et une date : Philémon 1889. Qui est Philémon ? Que peut bien signifier cette date ?

Dans l’obscurité du grenier, intrigué par sa trouvaille, Antoine ouvre la valise, l’inconnu s’offre à lui : un miroir de barbier, un blaireau, un rasoir, des boites piquées de rouille, une cravate nouée, des bretelles, des médailles militaires, autant d’objets et de papiers jaunis, souvenirs d’un temps passé. Sans comprendre l’utilité ni la provenance de son trésor, Antoine a pourtant le sentiment étrange de vivre une histoire extraordinaire ! Commence alors un voyage intemporel, autour des objets et feuillets fanés de Philémon. Il apprendra bien plus tard, que Philémon est son arrière grand-père né en 1889 ! Antoine conservera en mémoire cette rencontre imaginaire.

Devenu adulte, face à son miroir, nostalgique d’une époque, Antoine utilise toujours le vieux rasoir et le blaireau découverts dans la valise. Il reproduit le rituel de rasage et de soin de la barbe. Utilisant des produits de rasage de marques étrangères, au fil des jours, une idée germe dans son esprit. Et si je faisais renaître Philémon à travers une marque et des produits de soins dédiés à la peau et la pilosité des hommes ? Passé-recomposé,  Antoine crée aujourd’hui Philémon-1889 et des produits innovants et originaux pour le soin cosmétique masculin, qualitatifs et éco-conçus en France.

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 Mise en place du décor                                                                                                         Réglage lumières, prises de vue… silence on tourne

Clap de fin
: Dimanche soir, 22h, les objectifs sont rangés, les projecteurs démontés. Nous clôturons deux jours de tournage intensifs avec un repas convivial bien mérité ! Moment propice au relâchement, on s’amuse des tracas du week-end, on parle du montage vidéo à venir, des musiques à utiliser… On profite de cet instant pour remercier les complices de l’histoire.

Un grand merci à nos hôtes, René et Marie-Thérèse, pour la gentillesse de leur accueil dans cette belle bâtisse. Merci à Eliott pour son jeu d’acteur, pour avoir supporter la chaleur des projecteurs. Merci à Pauline pour avoir su encadrer l’acteur, le coiffer, le maquiller et  apporter la touche de sensibilité féminine aux prises de vue. Merci à Guillaume et Franck (Piou Prod.) pour le matériel, la mise en image du scénario, de la lumière, du cadrage et pour tout le travail de montage et synchronisation musique pour faire de la vidéo ce qu’elle est aujourd’hui. Et enfin, merci à Maggy, pour la logistique hébergement et restauration de l’équipe de tournage.

Philémon-1889, une  histoire française co-écrite par Antoine FAGOT & Jean-Luc COURTIAL